Le pouvoir de transformation du cerveau ! Neuroplasticité

Posté le 5 septembre 2018 | Programme MBSR pleine conscience, recherches scientifiques Pleine Conscience MBSR

Comment la plasticité du cerveau peut aider à améliorer les comportements face aux TOC, aux post-traumas et AVC chroniques pour retrouver un apaisement intérieur et le goût d’apprécier la vie et les bons moments..

Est abordé également la question des maladies mentales telles que la schizophrénie.

« Le cerveau peut changer sur le plan physique, chimique et fonctionnel. La stimulation de ces processus naturels complexes permet d’accomplir un changement beaucoup plus important qu’avec n’importe quel médicament. »  Dr Michael Merzenich, neuroscientifique.

C’est une merveilleuse nouvelle !

Voici le résumé du reportage diffusé par Arte et la vidéo si vous souhaitez regarder l’ensemble.

Le cerveau est plastique, ce qui signifie qu’il est possible de le corriger et cela concerne de multiples troubles tels que :

  • Les TOC :

Comprendre comment un TOC peut être canalisé par une orientation délibérée de l’attention qui va éviter de renforcer le mouvement obsessionnel. Ce mouvement qui ne fait qu’activer encore et encore l’anxiété. Les personnes se sentent prises au piège et elles se sentent isolées des autres.

La partie du cerveau qui normalement devrait permettre de réparer une « erreur » est fragilisée chez les personnes atteintes de TOC.

Le « noyau codé » est une partie du cerveau qui fonctionne comme une « boite à vitesse cérébrale » permet de passer à autre chose quand l’erreur est corrigée. Malheureusement pour les personnes atteintes de TOC, Cette partie du cerveau est « grippée ».

Il est possible grâce à la neuroplasticité du cerveau de canaliser l’attention progressivement pour ne plus céder compulsivement à cette tendance obsessionnelle qu’est le TOC. Petit à petit, la tendance à céder au TOC va être remplacée.

La thérapie va aider à trouver de nouveaux repères. Par ailleurs, en complément la Pleine Conscience et le programme MBSR sont des approches qui soutiennent cette capacité de l’attention pour aller vers une meilleure gestion de ses TOC et s’en libérer.

  • Les traumas :

Le circuit cérébral de la peur active certaines connexions neuronales : à chaque remontée du souvenir, la personne revit l’intensité du choc, elle est comme prise au piège et revit encore et encore l’évènement sans pouvoir passer à autre chose. Cela la bloque dans sa vie qui est totalement imprégnée par le trauma.

Comment déconnecter les neurones qui s’activent par le circuit de la peur ? Par la possibilité de désactiver les connexions neuronales activées lors du trauma et progressivement classer le trauma dans la rubrique des souvenirs, ce souvenir est certes un mauvais souvenir mais il n’est plus « actif » comme avant. Ce n’est plus traumatique. Un patient peut accepter d’évoquer mais sans replonger dans la peur et la souffrance.

  • Après un accident vasculaire cérébral : l’aphasie 

La perte de certaines fonctions motrices ou de langage sont également des exemples de la plasticité du cerveau, comment il est possible de re-stimuler les zones de cerveau endommagées.

La privation de langage affecte beaucoup la vie et les relations de ces personnes victimes d’AVC.

La science a démontré que les capacités de langage pouvaient continuer à se reconstruire au-delà d’un an, contrairement à l’idée générale contraire.

Ce qui met en péril la récupération, c’est »la non-utilisation acquise » selon les chercheurs. Après un AVC, le cerveau est encore secoué et quand un patient tente de réuitiliser pour la première fois le membre paralysé, ça ne marche pas. Après plusieurs échecs, il évite de plus en plus de s’en servir. Du coup les aires endommagées du cerveau s’atrophient peu à peu. Il s’avère qu’on peut reconnecter le cerveau par la thérapie de contrainte induite! Très bonne nouvelle !

Il en va de même pour le langage. Des chercheurs ont démontré cette possibilité d’amélioration du langage sur des victimes d’AVC chronique. On a pu constater que le langage a des répercussions sur le système moteur. Par exemple, le mot « saisir » active les zones cérébrales du langage mais aussi du système moteur. Ainsi on utiliser un système pour aider l’autre à retrouver un fonctionnement normal en cas de lésion.

Comment accroitre l’activité neuronales dans les zones endommagées ? En complément de la thérapie de contrainte induite adaptée à la fonction du langage, le donépésil est administré (un inhibiteur spécifique et réversible de l’acétylcholinestérase, cholinestérase prédominante dans le cerveau) à ce groupe test de personnes victimes d’AVC chronique. Sans le donépésil, 60 % ont fait de grands progrès, avec le complément du donépésil en plus,  ce chiffre passe à 86 % !

Dans la vidéo, vous trouverez également la suite du documentaire sur la schizophrénie et les maladies mentales et comment cela peut être réguler par différentes approches basées sur la plasticité du cerveau. Cela engendre de multiples troubles cognitifs tels que la concentration, la mémoire, voire d’organisation de la pensée.

L’entrainement de l’attention peut clairement favoriser le réequilibrage des zones du cerveau, une sorte de « re-médiation » cognitive pour que les fonctions cognitives puissent à nouveau normalement.

La découverte de la molécule BDNF, sorte d' »engrais cérébral » laisse mieux comprendre comment le cerveau peut se reconstruire.

Quel encouragement pour tous ceux exposées aux troubles cognitifs ! Un vrai message d’espoir.

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